Texte : Claude-Alain Ferrière

Berline moyenne de Citroën, la BX a succédé à la GS dès 1982. Dessinée par le célèbre carrossier italien Bertone, elle a été produite jusqu’en 1994. C’est en 1986, à l’occasion du restylage de la gamme, qu’est apparue une version plus sportive dénommée GTi. Elle visait à proposer des performances de haut niveau sans renoncer au confort et à la polyvalence, signature de Citroën.

D’abord proposée avec un moteur 4 cylindres à 8 soupapes et injection électronique développant 125 ch à 6’000 t/min et un couple maximum de 175 Nm à 4’500 t/min, elle disposait d’ailes élargies, de boucliers teintés dans la masse et de phares antibrouillard. Avec un poids contenu à 1’025 kg, elle affichait un rapport poids/puissance de 8.2 kg/ch et frôlait les 200 km/h.

Elle séduisait par sa facilité d’utilisation au quotidien, offrant une grande polyvalence et répondant aussi bien aux attentes des conducteurs passionnés qu’aux besoins pratiques d’une utilisation régulière.

Fidèle à l’héritage de la marque, la BX GTi intégrait l’emblématique suspension hydropneumatique, raffermie par rapport aux autres versions de la gamme pour accentuer son tempérament sportif sans jamais renoncer au confort. Les quatre freins à disque et la direction assistée en série offraient un comportement routier à la fois vif et rassurant.

Dès l’année modèle 1988, Citroën proposait la BX GTi avec un moteur à 16 soupapes, faisant passer la puissance à 160 ch. La BX GTi 16S est alors la première voiture de série française équipée d’un moteur multisoupapes et l’ABS est de série. Les performances progressent, avec une vitesse maximale de 216 km/h et un 0 à 100 km/h abattu en 7.9 sec.

Un an plus tard, en 1989 , la version GTi 8 soupapes est disponible avec une transmission 4×4. En 1990, la généralisation de l’essence super sans plomb oblige les constructeurs à adapter les moteurs et la GTi 8 soupapes perd 2 chevaux à 123 ch. Ce n’est qu’en 1991 qu’elle reçoit de série des jantes en alliage.

Elle tire sa révérence en juillet 1993 avec la généralisation des pots catalytiques, après une décennie d’innovations et non sans laisser un souvenir persistant à ceux – dont je fais partie – qui l’ont conduite.